LES 5 PLIERS DE L'ISLAM

Par définition l'islam signifie soumission, obéissance volontaire à Allah [littéralement nom propre de dieu : le Dieu Unique.

L'islam n'est pas le propre d'une personne, d'un peuple ou d'un pays particulier. Il ne se limite pas à une communauté particulière. C'est une religion Universelle Intemporelle qui a pour objectif de susciter et de cultiver en l'Homme la qualité et l'attitude de l'Islam. l'Islam est en fait un attribut. Celui qui le possède est appelé musulman , de quelque race, communauté, pays ou clan qu'il vienne.



De tout temps, l'Homme fut amené à se poser des questions sur son origine, sur le but de son existence, sur l'organisation de sa vie mais en vain il ne trouva point de réponse ( malgré des tentatives : attachement à la philosophie, aux sectes, à l'humanisme, marxisme....).

Aujourd'hui , plus que jamais, l'humanité est en crise d'identité mais ce qui est plus grave encore, c'est qu'elle est en crise de spiritualité ! Ceci s'explique en partie, par le fait que l'Homme a abandonné les valeurs suprêmes de la religion telles que : la justice, la vérité, l'équité, la tolérance et la fraternité.



Aussi Allah par sa Miséricorde a envoyé des prophètes et des Envoyés avec un seul message, un seul objectif : rappeler aux hommes l'Unicité de dieu ( il n'y a de dieu qu'Allah) Ceci est le fondement de l'islam et l'essence même du monothéisme pure ( tawhid). Allah dit le Coran :

{ Sache donc, qu'en Vérité, il n'y a de dieu qui mérite d'être adoré si ce n'est Allah } [Sourate 47 - Verset 19 ]



{ Je n'ai crée les Djinns et les Hommes que pour qu'ils M'adorent}
[ Sourate 51 - Verset 56 ]

Ce verset indique bien le but de notre existence.

{ Et Nous n'avons envoyé avant toi (Mohamed) aucun Messager à qui Nous n'ayons révélé : il n'y a pas d'autre Dieu si ce n'est Moi ( Allah), Adorez Moi donc }
[ Sourate 21 - Verset 25 ]


L'unicité de dieu est par excellence la conception la plus élevée que l'on puisse se faire de la divinité. Elle a été enseignée par Allah à l'humanité à toutes les époques par l'intermédiaire des prophètes. Ce fût cette conception qui a été inculquée à Adam (3alyhi selam) , Nouh (Noé) (3alyhi selam) , Ibrahim (Abraham) (3alyhi selam) , Moussa (Moïse)(3alyhi selam) , Issa (Jésus) (3alyhi selam) et Mohamed (paix et bénédiction d'allah sois sur lui)le dernier des prophètes. En outre, pour nous, ils furent des êtres humains dotés de qualités remarquables telles que : la Sagesse, la Science, le Bon comportement... Ils sont donc, pour l'humanité la perfection morale et donc le modèle à suivre.

Néanmoins, chaque prophète fût envoyé pour un peuple donné hormis le Prophète Mohamed (paix et bénédiction d'allah sois sur lui) qui fût envoyé comme miséricorde pour l'humanité. Allah dit :

{ En effet, vous avez dans le messager d'Allah un excellent modèle (à suivre) pour quiconque espère en Allah et au jour Dernier et invoque Allah fréquemment }
[ Sourate 33 - Verset 21 ]



L'image que l'on peut avoir du Prophète Mohamed (paix et bénédiction d'allah sois sur lui)est celle de celui qui vient à terme compléter, parfaire la religion de ses prédécesseurs (les prophètes).

Allah (3aza wa jal) dit :

{ J'ai parachevé pour vous votre Religion et accompli sur vous Mon Bienfait.
Et j'agrée l'Islam comme religion pour vous } [ Sourate 5 - Verset 3 ]

Ainsi, l'Islam est la religion qu'Allah a choisi pour tous les êtres humains quelques soient : leur race, leur couleur, leur pays, leur communauté ... Comme pour toute organisation, il faut des principes, des bases solides, l'Islam s'appuie sur 5 piliers fondamentaux ( 5 obligations).


1 ) L'attestation de foi - Shahada -



Elle consiste à témoigner sincèrement de l'Unicité de Dieu et de témoigner que le Prophète Mohamed (paix et bénédiction d'allah sois sur lui) est le Messager d'Allah par la formule suivante : « J'atteste qu'il n'y a pas de Divinité si ce n'est Allah et que le Prophète Mohamed (paix et bénédiction d'allah sois sur lui) est le Messager d'Allah » .



2) La prière - as- sâlat -

Après la soumission du coeur - il y a la soumission du corps, de l'être envers son Créateur. Cette pratique s'effectue 5 fois par jour. Allah dit :

{ Bienheureux sont certes les croyants, ceux qui sont humbles dans leur prière (sâlat) qui se détournent des futilités ... et qui observent strictement leur prière }
[ Sourate 23 - Versets 1 à 9 ]

{ La prière préserve de la turpitude et du blâmable }
[ Sourate 29 - Verset 45 ]



3) La zakat - l'impôt social purificateur -

Pour tout musulman, cet impôt est obligatoire (sauf pour les nécessiteux) et représente un acte de piété au même titre que la prière ou le jeûne (Ramadan).

Cet impôt est calculé à partir d'un taux de 2,5% sur la somme minimale d'argent économisé sur un an appelé nissab. Il sert à aider les nécessiteux dans le monde. Allah dit :

{ Et quand à ceux qui accomplissent la prière, paient la zakat et croient
en Allah et au Jour Dernier, ceux-là, Nous leur donnerons un énorme salaire. }
[ Sourate 4 - Verset 162 ]



4) Le Ramadan - le mois du jeûne -

C'est un mois lunaire dans l'année pendant lequel le musulman s'abstient depuis la première aurore jusqu'au crépuscule, de manger, de boire, de médire et de mentir (interdit même en dehors du jeûne), etc.



Il est une purification du corps et de l'esprit. Allah (3aza wa jal) dit :



{ Ô les croyants ! On vous a prescrit le jeûne (Ramadan) comme on l'a prescrit à ceux d'avant vous, ainsi atteindriez-vous la piété }
[ Sourate 2 - Verset 183 ]



5) Le pèlerinage - le hadj -

Au moins une fois dans le vie, quand notre fortune et notre santé nous le permettent, nous sommes obligés de faire le pèlerinage, à la Mecque. Il se fait à une période bien déterminée dans l'année.



Il regroupe des millions de musulmans venus depuis la Chine jusqu'au fin fond de l'Afrique équatoriale en passant par l'Europe centrale. Allah (3aza wa jal) dit :

{ Et c'est un devoir envers Allah pour les gens qui ont les moyens,
d'aller faire le pèlerinage de la Maison (Ka'ba) }
[Sourate 3 - Verset 97 ]

Le Prophète Mohamed (paix et bénédiction d'allah sois sur lui) a résumé le mode de vie que l'on devrait tous avoir en une seule phrase d'une grande éloquence, d'une concision étonnante, une phrase qui englobe tout le bien dans cette vie Ici-bas et dans l'Au-delà. Il a dit :

« Adore Dieu comme si tu Le voyais car si tu ne Le vois pas, sache que Lui te voit ».

Nous lançons un appel à la conscience, que tous ceux qui réfléchissent méditent sur ce verset du Saint Coran. Allah (3aza wa jal) dit :

{ Pensiez-vous que Nous vous avons crées sans but,
et que vous ne seriez pas ramenés vers Nous }
[ Sourate 23 - Verset 115 ]
# Posté le mardi 13 février 2007 11:26
Modifié le lundi 17 novembre 2008 10:20

Qu'est ce que le shirk ?

Shaykh Muhammad ibn Salih Al-Uthaymin










Le shirk est de deux types, le shirk majeur qui sort la personne de l'islam et le shirk mineur.







Le premier type, le shirk majeur, est :







Tout type de shirk que le Législateur a décrit comme tel et qui exclut une personne de sa religion - comme vouer un type d'adoration réservé à Allah à quelqu'un d'autre qu'Allah, comme la prière, le jeûne ou l'immolation pour autre qu'Allah. C'est aussi une forme de shirk majeur que d'invoquer (du'a) autre qu'Allah, comme invoquer l'occupant d'une tombe ou celui qui est absent et lui demander quelque chose que seul Allah peut accorder.







Le deuxième type est le shirk mineur :







Ce qui signifie toute parole ou action que l'islam a décrit comme étant un shirk, mais il ne sort pas la personne de l'islam - comme le serment par quelque chose d'autre qu'Allah, parce que le prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) a dit : « Quiconque jure par autre qu'Allah a commis un kufr ou un shirk. »







Celui qui jure par autre qu'Allah, mais ne croit pas que cette chose a la même grandeur qu'Allah, est un mushrik qui a commis un shirk mineur, même si celui par qui il a juré est vénéré par les gens ou non. Il n'est pas permis de jurer par le prophète (salallahu 'alayhi wa sallam), ou par le président, ou par la Ka'ba, ou par Jibril, parce que c'est un shirk, mais c'est shirk mineur qui ne sort pas la personne de l'islam.







Un autre type de shirk mineur est l'ostentation, ce qui signifie qu'une personne fait quelque chose pour que les gens la voient, pas pour Allah. L'ostentation peut annuler les actes d'adoration des manières suivantes :







Premièrement, lorsque cela s'applique à un acte d'adoration depuis le début, c'est-à-dire que la personne ne fait cette action que par ostentation. Dans ce cas, l'action est invalide et est rejetée, à cause du hadith d'Abû Hurayra qui a été attribué au prophète (salallahu 'alayhi wa sallam), qui dit qu'Allah a dit : « Je Me suffit à Moi-Même, si bien que Je n'ai besoin d'aucun associé. Ainsi, ce lui qui fait une action pour l'amour de quelqu'un d'autre que Moi, son action sera refusée par Moi et laissée à celui qu'il M'a associé. » [Muslim, Kitab Az-Zuhd, n°2985]







Deuxièmement, lorsque l'ostentation arrive plus tard pendant l'acte d'adoration, c'est-à-dire, l'action est à l'origine pour Allah, puis l'ostentation arrive. Cela peut être un de deux cas :







Le premier : la personne y résiste - cela ne lui nuit pas. Par exemple, un homme a prié une rak'a, puis des gens viennent pendant sa seconde rak'a et il fait alors un ruku' ou sujud plus long, ou se met à pleurer, et cetera. S'il y résiste, cela ne lui nuit pas, parce qu'il lutte contre cette idée. Mais s'il convient de cela, alors toute action qui vient de l'ostentation est invalide, comme s'il allonge son inclination ou sa prosternation, ou s'il se met à pleurer - toutes ces actions seront annulées. Mais cette invalidation s'étend-elle à l'acte d'adoration entier ou non ?







Nous disons que ceci doit s'appliquer :







Si la fin de son acte d'adoration est liée au commencement (sans pause); si la fin est invalide alors tout est invalide.







C'est le cas avec la prière - la dernière partie ne peut pas être annulée sans annuler aussi la première partie, donc la prière entière est invalide.







Et si le commencement de l'action est séparé de sa fin, la première partie est valable mais la dernière partie ne l'est pas. Tout ce qui est venu avant l'ostentation est valable et ce qui est venu après ne l'est pas.







Par exemple, un homme qui a cent riyals et en donne cinquante en aumône pour Allah avec une intention saine, puis il en donne cinquante par ostentation. Les cinquante premiers sont acceptés et la cinquante autres ne le sont pas, parce que les derniers sont séparés des premiers. »











Article tiré du site theclearpath.com



Source : Majmu' Fatawa wa Rasa'il Ibn Uthaymin et Al-Qawl Al-Mufid Sharh Kitab Tawhid



Traduit par les salafis de l'Est
# Posté le mardi 13 février 2007 11:27
Modifié le samedi 18 octobre 2008 12:07

le groupe sauvé Les Fondements de la Da'wa Salafiyya

Introduction


Auteur : Cheikh al Albany -qu'Allah lui fasse miséricorde



« La louange est à Allah. Nous le louons, nous demandons son secours, nous lui demandons pardons, et nous demandons sa protection contre notre propre mal et contre nos mauvaises actions. Celui qu'Allah guide, personne ne peut l'égarer, et celui qu'il égare, personne ne peut le guider. J'atteste qu'il n'y a qu'une seule divinité : Allah, le seul, sans associés, et j'atteste que Mouhammad est son serviteur et son messager.

« Ô les croyants! Craignez Allah comme Il doit être craint. Et ne mourez qu'en pleine soumission. » [Âl 'imrân : 102]

« Ô hommes! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d'un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d'hommes et de femmes. Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement. » [Nisâ : 1]

« Ô vous qui croyez! Craignez Allah et parlez avec droiture, afin qu'Il améliore vos actions et vous pardonne vos péchés. Quiconque obéit à Allah et à Son messager obtient certes une grande réussite. »[Al-Ahzâb : 70-71]

Le livre d'Allah est la plus véridique des paroles, et la guidé du prophète est la meilleur des guidé. Les plus mauvaises choses, sont celle innové. Toute innovation est Bid'a, toute Bid'a est égarement, et tout égarement mène au feu. » [1]

La meilleure parole par laquelle nous puissions ouvrir notre discours est la parole d'Allah :

« Les tout premiers (croyants) parmi les Émigrés et les Ansars et ceux qui les ont suivis avec droiture, Allah les agrée, et ils L'agréent. Il a préparé pour eux des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, et ils y demeureront éternellement. Voilà l'énorme succès ! »

Ce verset est la base à partir de laquelle tout musulman doit démarrer pour connaître la prêche (Da'wa)[2].


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[1] Sa parole : « Le livre d'Allah est la plus véridique des paroles... » se trouve dans le sahih de mouslim (3/1321), il prononçait cette dernière formule surtout dans les khoutba du joumou'a.

[2] Ce verset nous appelle à suivre les traces de nos prédécesseurs, et nous informe de la récompense qu'il en résulte.




L'expression Da'wa Salafiyya


Les anciens savants, ainsi que les contemporains, ont utilisé l'expression « Da'wa Salafiyya » pour désigner cette prédication particulière.

Certains l'appellent aussi : « la prédication de ceux qui secourent (ou préservent) la Sounnah de Mouhammad », et d'autres l'appellent : « La prédication des gens du Hadith ».

Toutes ces appellations renvoient à la même chose. Cette chose en question, beaucoup de musulmans parmi ceux qui nous ont précédés et les contemporains sont passés à côté et l'on pris à la légère, ou bien ils y ont prêté attention, mais pas autant qu'il aurait fallu.




La position de la Salafiyya au sujet de l'attachement Doctrinal

Car tout au long des siècles qui ont défilé, s'est fixé dans le c½ur des gens de la sounnah, qui se réclament de la Sounnah et de la Jamaa'a, l'attachement exagéré aux doctrines. Après que soient passé les trois premières générations reconnues comme les trois meilleurs, le culte de l'imitation c'est fixé dans le c½ur de tout ceux là. Et ne parlons pas des autres groupes qui ne se réclament pas de la Sounnah et de la Jamaa'a et que le prophète à désigné lorsqu'il a dit : « Les juifs se sont divisé en 71 sectes, les Chrétiens en 72 sectes, et ma communautés se divisera en 73 sectes. Toutes iront au feu, sauf une. », Ils dirent : « quelle est-elle ô messager d'Allah ? », Il dit : « c'est la Jamaa'a ».

Et dans une autre version qui explique la première, il dit : « c'est celle qui sera sur ce sur quoi je suis, moi et mes compagnons »[1]


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[1] Le Hadith avec la version « Jamaa'a » a été authentifié par : Al hâkem, Al-Hâfidh adhahabî, ibn Hajar al 'asqalâni, l'imâm Châtibî et ibn taymiya.

Ibn mas'oud a dit : « la Jamaa'a c'est le fait d'être conforme à la vérité même si tu est tout seul !» («Histoire de damas » de ibn 'asâkir avec une chaîne de transmission sûr).




La différence qu'il y a entre se réclamer de ceux qui suivent le Livre et la Sounnah et les appliquer réellement



Donc, ce Hadith fait parti des Hadiths clairs qui nous informent explicitement que le groupe sauvé fait parti des 73 groupes qui émergeront de sa communauté. Et la parole du prophète est véridique, comme l'a dit Allah :

«et il ne prononce rien sous l'effet de la passion; ce n'est rien d'autre qu'une révélation inspirée. » [annajm : 3-4]

Ce qui caractérise le groupe sauvé n'est pas, comme le prétendent certains mouvements, qu'il se réclame de ceux qui suivent le coran et la sounnah. Parce qu'en réalité, aucun musulman – même ceux qui ne font pas parti du groupe sauvé –, aucun mouvement ne peut dire qu'il ne suit pas le Coran et la Sounnah. Parce que cela le ferait sortir de l'Islam. C'est pour ça que tous les mouvements islamiques et tous les groupes islamiques, que le prophète a désigné dans le hadith précédent ont un point en commun :
Il disent tous qu'ils suivent le Coran et la Sounnah



La réalité de la Salafiyya


Quand aux Salafî dont nous parlions tout à l'heure, ainsi que ceux qui suivent leur chemin mais auxquels ont à attribué d'autre appellations, ils se distinguent des autres groupes par leur lien avec une chose supplémentaire [que les autres n'ont pas] : la garantie de ne pas sortir du coran et de la Sounnah[1] grâce à leur attachement à la voix des compagnons du prophète(paix et bénédiction d'allah sois sur lui) parmi lesquels on compte : les premiers émigrants, les Ansars, ceux qui les ont suivis, puis les suivants des suivants. C'est-à-dire les trois premières générations connus pour leur grande valeur comme le dit le hadith authentique, et même Moutawâtir, du prophète (paix et bénédiction d'allah sois sur lui) :

« Les meilleurs personnes sont celle ne mon époque, ceux de la génération qui arrive après»[2]

C'est-à-dire la génération qui arrive juste après celle des pieux compagnons. Puis ceux qui viendrons après diront :

«Seigneur, pardonne nous, ainsi qu'à nos frères qui nous ont précédés dans la foi ».[3]

Toute personne désireuse de faire parti du groupe sauvé doit obligatoirement être sur le chemin des compagnons et des suivants. Ce sont eux les pieux prédécesseurs que nous prenons pour models.


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[1] Dans la version arabe il dit : « la garantie de ne pas sortir du coran et de la Sounnah au nom du coran et de la Sounnah ». Nous n'avons pas voulu alourdir la phrase. [T]

[2] Cette version est celle qui est Moutawâtir. Il existe d'autres versions authentiques ou il ajoute « puis ceux d'après ». [T]

[3] Sourate 59 verset 10




L'obligation de suivre les prédécesseurs



L'obligation de suivre les prédécesseurs n'est pas une innovation. Elle est au contraire clairement stipulée dans le livre d'Allah, comme par exemple dans le verset : « Et quiconque fait scission (se sépare) d'avec le Messager (paix et bénédiction d'allah sois sur lui), après que le droit chemin lui est apparu et suit un sentier autre que celui des croyants, alors nous le laisserons comme il s'est détourné, et le brûlerons dans l'Enfer. Et quelle mauvaise destination ! »

Dans ce verset Allah a sévèrement mis en garde ceux qui contrediraient le prophète , puis a couplé à cette avertissement la parole suivante : « et suit un sentier autre que celui des croyants ». Il ne fait aucun doute que les croyants dont parle Allah, et du chemin desquels il a interdit les musulmans de s'éloigner, sont ceux évoqués dans le verset précédent : « Les tout premiers (croyants) parmi les Émigrés et les Ansars et ceux qui les ont suivis avec droiture », Allah les a agréé et ils l'ont agréé.




Le critère qui permet de faire la différence entre ceux qui prétendent appliquer et ceux qui appliquent réellement

Ceci[1] est donc le critère qui permet de distinguer le musulman qui prétend avec sa langue suivre le Coran et la Sounnah et qui en même temps contredit le Coran et La Sounnah, car il n'est pas retourné vers ce qui lui garantie qu'il ne contredira pas le Coran et la Sounnah ; c'est-à-dire l'ancrage dans la voie des compagnons du prophète(paix et bénédiction d'allah sois sur lui) .

Vous êtes donc maintenant face à un texte tiré du verset et du hadith authentique. Le verset à évoqué le chemin des croyants, et le prophète (paix et bénédiction d'allah sois sur lui) a évoqué ses compagnons de même qu'il a évoqué les Khalifs bien guidé dans l'autre hadith authentique rapporté par un groupe des gens des Sounans, parmi lesquels : Abou Dâwoud, attirmidhi, Ahmad bni Hanbal et d'autres :

D'après 'Irbâd bni Sâriya : « Le Messager d'Allah(paix et bénédiction d'allah sois sur lui) nous fit un sermon tel que nos c½urs en frémirent et nos yeux en versèrent des larmes. Nous lui demandâmes : « Ô Messager d'Allah ! Serait-ce un sermon d'adieu ? Fait nous donc quelques recommandations. « Je vous recommande, dit-il, la crainte d'Allah – ta'âla – et une totale obéissance, même si un esclave devient votre chef. Car celui auquel sera prêté une longue vie verra de nombreux différents. Aussi, tenez vous fermement à ma Sounnah et à celle des Khalifs bien guidés après moi. Accrochez vous y de toute vos dents et gardés vous des choses forgés, car toute chose forgé est innovation et toute innovation est égarement. » ».

Et dans une autre version il y est ajouté : « et toute égarement mène au feu ». Vous voyez que le prophète a également couplé dans ce hadith la Sounnah du prophète(paix et bénédiction d'allah sois sur lui) avec celle des Khalifs bien guidés.

Ce hadith rejoint celui du groupe sauvé, ainsi que le verset : « Et quiconque fait scission (se sépare) d'avec le Messager, après que le droit chemin lui est apparu et suit un sentier autre que celui des croyants, alors nous le laisserons comme il s'est détourné, et le brûlerons dans l'Enfer. Et quelle mauvaise destination ! »

C'est pour cela qu'il n'est pas permis au musulman de suivre, au nom du livre et de la Sounnah, des opinions ou des paroles qui contredisent la voie de nos pieux prédécesseurs. Car leur voie est une explication du Coran et de la Sounnah. Vous savez tous que la Sounnah explique le Coran, comme l'a dit Allah en s'adressant à la personne du prophète (paix et bénédiction d'allah sois sur lui) : « Nous avons fait descendre sur toi le rappel (le coran) afin que tu explique au gens ce qu'on a fait descendre sur eux »[2]


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[1] Suivre les prédécesseurs

[2] sourate 16 verset 44




Le découpage de la Sounnah
et la manière de l'atteindre


Le prophète(paix et bénédiction d'allah sois sur lui) prend en charge l'explication du Coran au moyen de la Sounnah, qui se divise en trois catégories :

- La parole [du prophète],

- l'action,

- et le silence d'acceptation (taqrîr).

Il ne nous est pas possible de connaître et d'atteindre la Sounnah si ce n'est par l'intermédiaire des compagnons du prophète(paix et bénédiction d'allah sois sur lui) . C'est pourquoi aucun musulman ne peut faire parti du groupe sauvé à moins de suivre le Coran et la Sounnah à travers la voie des pieux prédécesseurs.

Ce troisième élément doit être ancré dans l'esprit de tous les musulmans s'ils veulent vraiment être sauvé le jour du jugement

« Le jour où ni les biens, ni les enfants ne serons utiles. Sauf celui qui vient à Allah avec un c½ur sain »[1]


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[1] sourate 26 verset 89-89



Un regard sur la situation actuelle


Nous vivons aujourd'hui avec des mouvements qui se réclament tous de l'Islam. Et tous pensent que l'Islam c'est le Coran et la Sounnah.

Mais la majorité d'entre eux ne veut pas se cramponner au troisième élément évoqué précédemment : le chemin des croyants.

Le chemin des compagnons et celui des suivants qui les ont suivis avec droiture, et celui de ceux qui viennent après, comme nous l'avons indiqué dans le hadith « Les meilleurs personnes ...» jusqu'à la fin.





La cause de la division dans la religion


Ne pas revenir aux idées, aux compréhensions et aux opinions de nos pieux prédécesseurs est la cause principale de la division des musulmans en diverses doctrines (madhab) et en de multiples groupes.


Celui qui désir le véritable retour au livre et à la Sounnah qu'il revienne à ce sur quoi étaient les compagnons, les suivants et les suivants des suivants.




Une mauvaise compréhension
De ce qui précède


Vous entendez dans beaucoup d'occasions des paroles provenant de ceux qui se réclament des gens de science. Mais leur science n'est pas celle que j'ai décrite auparavant, c'est-à-dire la Sounnah et la voie des compagnons.

Ils veulent signifier par « science », leur compréhension personnelle du Coran et de la Sounnah, sans revenir vers cette garantie qui les préservera contre le fait de se retrouver parmi les groupes égarés.

C'est pour cela que vous entendez et lisez dans certains ouvrages et articles de ceux qui prétendent avoir de la science, ou qui se réclament des gens de sciences, ou bien que la majorité des gens affirment qu'ils sont des gens de sciences, vous entendez de la part de certains d'entre eux , contredisant ainsi ce que nous avons évoquez précédemment, : « la doctrine des prédécesseurs (salafs) est plus sûr, tandis que la doctrine de ceux qui sont venu après eux ( Khalafs) est plus sage et plus abondante en sciences. ».

Ceci est une annonce claire et flagrante que ceux qui prononcent cette parole, visent en réalité les textes que nous avons évoqués précédemment.

Ces textes qui les obligent à se tourner vers la voie des prédécesseurs, parmi lesquels les compagnons du prophète (paix et bénédiction d'allah sois sur lui) . Cette voie qui est une guidé et une lumière. Du coup, leur parole : « la doctrine des prédécesseurs (salafs) est plus sûr, tandis que la doctrine de ceux qui sont venu après eux ( Khalafs) est plus sage et plus abondante en sciences. » veut dire qu'ils se détournent de la voie des prédécesseurs que le prophète (paix et bénédiction d'allah sois sur lui) a ordonné de suivre.

Exemples de leur détournement de la voie des prédécesseurs

Si vous voulez des exemples qui montrent clairement la différence entre ceux qui ont suivis cette voie – celle des pieux prédécesseurs –, et ceux qui s'en sont détourné pour suivre la voie des Khalafs qu'ils prétendent être plus savants et plus sages, nous vous donnons alors cet exemple :

Ceux qui se désintéressent de la voie de nos pieux prédécesseurs ont des doctrines, des paroles et des idées, pour lesquelles nous avons la certitude qu'elles sont fausses et qu'elles contredisent le livre et la Sounnah, car elles s'opposent à ce sur quoi était le prophète (paix et bénédiction d'allah sois sur lui) , les compagnons et ceux qui les ont suivis avec droiture.






Exemples de leur détournement
de la voie des prédécesseurs

Si vous voulez des exemples qui montrent clairement la différence entre ceux qui ont suivis cette voie – celle des pieux prédécesseurs –, et ceux qui s'en sont détourné pour suivre la voie des Khalafs qu'ils prétendent être plus savants et plus sages, nous vous donnons alors cet exemple :

Ceux qui se désintéressent de la voie de nos pieux prédécesseurs ont des doctrines, des paroles et des idées, pour lesquelles nous avons la certitude qu'elles sont fausses et qu'elles contredisent le livre et la Sounnah, car elles s'opposent à ce sur quoi était le prophète(paix et bénédiction d'Allah sois sur lui) , les compagnons et ceux qui les ont suivis avec droiture.
# Posté le mardi 13 février 2007 11:28
Modifié le mercredi 29 avril 2009 10:58

LE PARDON ET LE REPENTIR

Le pardon et le repentir



Shaykh 'Abd Al-Malik Ramadanî







Allah dit : « N'adorez qu'Allah. Moi, je suis pour vous, de Sa part, un avertisseur et un annonciateur. Demandez pardon à votre Seigneur, et repentez-vous à Lui. Il vous accordera une belle jouissance jusqu'à un terme fixé, et Il accordera à chaque méritant l'honneur qu'il mérite. Mais si vous tournez le dos, alors je crains pour vous le châtiment d'un grand jour. » (Hûd : 2-3)

A plusieurs reprises dans cette sourate, le repentir est associé à la demande de pardon, et ces versets sont les premiers. Allah nous informe également concernant le récit de Hûd qu'il a dit à son peuple : « Ô mon peuple, implorez le pardon de votre Seigneur et repentez-vous à Lui pour qu'Il envoie sur vous du ciel des pluies abondantes et qu'Il ajoute force à votre force. Et ne vous détournez pas [de Lui] comme des coupables. » (Hûd : 52) Le troisième endroit concerne Sâlih à propos duquel Allah nous informe qu'il a dit à son peuple : « Implorez donc Son pardon, puis repentez-vous à Lui. Mon Seigneur est bien Proche et Il répond aux appels. » (Hûd : 61) Le quatrième endroit concerne Shu'ayb à propos duquel Allah nous informe qu'il a dit à son peuple : « Et implorez le pardon de votre Seigneur et repentez-vous à Lui. Mon Seigneur est vraiment Miséricordieux et Plein d'amour. » (Hûd : 90) Il dit également dans sourate Al-Mâ'idah : « Ne vont-ils pas se repentir à Allah et implorer Son pardon ? En effet, Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (Al-Mâ'idah : 74)

Le secret de cela est peut être que puisque l'homme commet des péchés, il a besoin de demander pardon à son Seigneur pour ses péchés, et c'est là la demande de pardon mentionnée dans les versets précédents. L'homme a également besoin d'une volonté forte de ne pas revenir à ses péchés, et c'est là le repentir dont la mention s'est répétée dans les versets précédents. L'homme est très insouciant donc il a besoin d'être protégé de ses péchés passés et de prendre garde aux péchés futurs. Sa parole : « Demandez pardon à votre Seigneur » concerne le passé et Sa parole : « puis repentez-vous à Lui » concerne le futur, comme l'a mentionné As-Shawkânî dans Fath Al-Qadîr (2/481).

Mais il est possible que l'attention de l'étudiant qui médite sur les versets de ce chapitre ait été attirée sur une troisième chose qui se répète également en dehors du commandement de la demande de pardon et du repentir, et cette chose réside dans Sa Parole : « N'adorez qu'Allah » qui apparaît dans les versets 2 et 26, et en trois autres endroits : 50, 61 et 84 sous la formulation : « Adorez Allah, vous n'avez pas d'autre divinité digne d'adoration en dehors de Lui. » Les deux éléments précédemment cités visaient à rectifier spécifiquement le passé et le futur, et il est connu qu'il existe trois temps, et le temps restant est le présent qui est le temps de réalisation du troisième ordre que nous venons de mentionner. Cela a été souligné par Ibn Al-Qayyim dans son livre unique Al-Fawâ'id (p.116-118) lorsqu'il dit :

« Viens ! Je t'invite à t'introduire auprès d'Allah et à Lui tenir compagnie dans la demeure de la Félicité, sans effort, ni fatigue, ni épuisement, par le chemin le plus court et le plus aisé. Pour cela, sache que tu vis un instant délimité par deux autres moments, et cet instant est en fait l'existence que tu mènes actuellement. C'est le présent délimité par le passé et le futur. Tu peux corriger le passé par le repentir, les regrets et la demande de pardon. Cela n'a rien de fatigant, d'épuisant et n'implique aucun effort harassant, car c'est un simple acte du c½ur. Pour les actes futurs, abstiens-toi de commettre des péchés. Cette retenue n'est qu'un délaissement reposant, car ce n'est pas un acte accompli par les membres du corps qui te serait difficile à supporter. Il s'agit simplement d'une résolution et d'une intention fermes qui reposent le corps, le c½ur et l'âme. Rectifie le passé par le repentir. Quant au futur, prépare-le en t'abstenant de commettre des péchés, en prenant une bonne résolution et en ayant une ferme intention. Les membres du corps ne sont sollicités à aucun de ces deux moments, et ne se fatiguent ni ne s'épuisent. Tout le problème réside finalement dans l'instant présent situé entre ces deux moments. Si tu le gâches, tu auras gâché ton bonheur et ton salut. Si tu le protèges en améliorant les deux moments avant et après lui comme vu plus haut, tu seras sauvé et tu gagneras le repos, les plaisirs et les délices. Cependant, protéger le présent est plus éprouvant que de corriger le passé et de préparer le futur. Protéger le présent, c'est imposer à son âme de s'occuper de ce qui lui est bénéfique et qui est plus à même de lui apporter le bonheur. Les gens à ce sujet occupent des degrés très différents. Par Allah ! Il appartiendra vite au passé cet instant présent où tu peux faire des provisions pour l'au-delà dont la demeure finale est soit le Paradis soit l'Enfer. Si tu utilises cet instant présent comme un chemin menant vers ton Seigneur, tu atteindras alors le bonheur ultime et le succès éclatant durant cette courte période qu'est la vie, dont la durée est insignifiante par rapport à l'éternité. Si en revanche tu préfères les désirs, le repos, les loisirs et les jeux, tes jours passeront comme un éclair, et laisseront place à une immense et éternelle douleur. La subir et la supporter est bien plus difficile et bien plus long que le fait de patienter face aux interdits d'Allah, face à Ses ordres et face à la résistance que l'on oppose à nos passions par amour pour Allah. »

L'explication qu'a donné Ibn Al-Qayyim des versets précédents est celle d'un homme qui connaît la voie des pieux prédécesseurs, imprégné des sens du Coran vers lesquels ils ont été guidés, et on rapporte dans Az-Zuhd Al-Kabîr de Al-Bayhaqî (2/196-197) un récit en ce sens d'après Al-Hasan : « Ce bas monde est fait de trois jours : hier est parti avec ce qu'il contenait. Quant à demain, il est possible que tu ne le vois pas. Et le jour présent est celui qui t'appartient, alors ½uvre en lui. » Il rapporte aussi de 'Abd Allah Ibn Munâzil : « Celui qui se préoccupe du passé et du futur perd son temps sans aucun profit. »

Je dis : Ceci pour celui qui délaisse le temps présent et se préoccupe des insufflations du passé, car cela l'empêche d'agir, surtout s'il est négligent, Satan ne cessera de le lui rappeler jusqu'à susciter en lui le désespoir. De même pour celui qui se préoccupe de l'avenir plutôt que du présent, il ne cessera d'être dans l'imaginaire et les figurations jusqu'à ce que sont c½ur soit totalement absorbé par ses espoirs. C'est pourquoi (Al-Bayhaqî) rapporte de Shamît Ibn 'Ajlân : « Le croyant doit se dire : il y a trois temps. Hier est passé avec ce qu'il contenait. Demain est un espoir que tu n'atteindras peut être pas, et si tu es des adeptes du lendemain, alors demain vient avec la subsistance du lendemain, et avant demain il y a une journée et une nuit qui verront la disparition de nombreuses âmes, et il se peut que tu sois l'une d'entre elles, alors penser au jour d'aujourd'hui te suffit. » Il rapporte également de Sa'îd Al-Kharrâz : « Se préoccuper du passé est une perte du temps présent. » Il rapporte aussi de Ibrâhîm Ibn Shaybân : « Celui qui préserve son temps et ne le perd pas en ce qui ne contient pas l'agrément d'Allah, Allah préservera sa religion et sa vie d'ici bas. » Et il a été dit :

Profitez de moi car je disparais
Tirez profit de ce que vous avez vécu de mes admonitions
Le passé est perdu et l'espoir fait partie de l'invisible
Et tu ne possèdes pour toi que le temps présent

Source : Min Kulli Sûrah Fâ'idah, p.106-109.
Traduit et publié par les Salafis de l'Est.
# Posté le mardi 13 février 2007 11:41
Modifié le mercredi 29 octobre 2008 12:26

dialogue entre un frére et cheikh Alalbanî sur le fait de parler entre homme et femme

Les questions concernant le fait de « faire connaissance » avec un frère (ou une soeur pour les hommes) par le biais d'Internet ou par téléphone sont toujours aussi nombreuses, et il semble bien que ce soit une des grandes portes du Diable à notre époque pour tenter une jeunesse ignorante et noyée dans les passions et les turpitudes. En islam la question est pourtant claire : s'il n'y a pas de lien de sang (mère, s½ur, tante...) ou d'union par le mariage (épouse, belle-mère, filles de l'épouse...) hommes et femmes restent étrangers les uns pour les autres, et il n'est pas permis de parler si ce n'est pour une nécessité et un besoin bien précis, tout en respectant les règles religieuses de bienséance.

L'imam Ibn Daqîq Al-'Id nous montre qu'il y a une manière simple de voir si l'on est dans le péché et qui est celle énoncée par le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) lorsqu'il dit : « Le péché est ce qui amène en toi la gêne et que tu détesterais que les gens sachent. » (Muslim) Si tous ceux qui font des « rencontres » sur Internet sont dans le licite pourquoi se cachent-ils de leurs parents, leur famille et leurs frères ? Pourquoi tous ces secrets, ces codes et ces discussions nocturnes ? « Une fourmi noire, sur une pierre noire, dans la nuit noire, Allah la voit. » Pire encore, certaines personnes noyées dans le péché et l'ignorance ne voient même plus le mal et c'est ce que dit shaykh Al-'Uthaymîn en explication de ce hadith : « Quant aux pervers, les péchés n'amènent aucune gêne en eux, et ils ne détestent pas que les gens sachent ce qu'ils font. Plus encore, certains se vantent dans ce qu'ils commettent comme perversité. Mais le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) nous parle ici de celui qui est sur la voie droite et qui, s'il commet un péché, est gêné et déteste que les gens le sachent. Cette balance qu'a cité le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) ne concerne que les gens de bien. »

Et comme toujours, le pécheur qui n'est pas sincère envers Allah justifie son acte par faux argument religieux, et ici c'est le mariage ! Tous cherchent « l'âme s½ur », « le prince charmant »... Par Allah ! Quelle est la femme pieuse qui voudrait pour mari un homme qui discute avec des femmes sur Internet ? Est-elle si sotte pour croire qu'elle est la première avec laquelle il discute et fait du charme ? Est-elle si sotte pour croire qu'elle est la dernière avec laquelle il discute ? Tel le charognard, sa technique est rodée et son discours déjà tout prêt... Par Allah ! Quel est l'homme pieux qui voudrait d'une femme qui se dévoile aux hommes sur Internet ? Est-il si bête pour croire qu'elle ne parle qu'avec lui ? Est-il si bête pour croire que c'est lui qu'elle attendait ? Est-il si bête pour croire que tout cela cessera après le mariage ? Lorsqu'il laissera son épouse (ou inversement) seule devant l'ordinateur que se passera-t-il ? Le Prophète (salallahu' alayhi wasalam) ne dit-il pas : « Le diable circule dans l'homme comme le sang dans les veines » ?...

Shaikh Al-Albani aime à citer, pour montrer le chemin vers l'illicite, le grand poète égyptien Shawqi qui dit : « Un regard, puis un sourire, puis un salam, puis une parole, puis un rendez-vous, puis une rencontre. » Nous avons déjà traduit des paroles de savants à ce sujet dans plusieurs articles, notamment « Ce que l'on peut voir de la femme » et « Les dangers de la fornication ». Mais le rappel profite aux croyants, donc proposons ici une discussion avec shaykh Al-Albânî à propos des conversations téléphoniques entre hommes et femmes.

Ecouter le shaykh

Shaykh Albânî : oui
Interrogateur : As-Salâmu 'alaykum
S : Wa 'alaykum as-salâm wa rahmatullah
I : Shaykh Albânî est-il là?
S : Il est avec toi.
I : Très bien, si vous le permettez shaykh, j'ai quelques questions à vous poser.
S : Vas-y.
I : M'est-il permis de parler au téléphone avec la femme que j'ai demandé en mariage ?
S : Le contrat de mariage a-t-il été établi ou pas encore ?
I : Pas encore.
S : Cela n'est pas permis.
I : Cela n'est pas permis ?
S : Cela n'est pas permis.
I : Très bien. M'est-il permis de lui rendre visite et de m'asseoir avec elle en présence d'un mahram ?
S : Si c'est en présence d'un mahram et qu'elle se présente devant toi totalement voilée (jilbab et hijâb) de la même manière qu'elle s'habille pour sortir dehors, cela est permis, sinon non.
I : Et elle peut dévoiler son visage ?
S : Oui, si c'est uniquement le visage.
I : Seulement le visage ?
S : Et elle ne doit pas porter de robe ornée, courte ou d'autres choses de ce genre.
I : Très bien. Concernant l'assise avec elle, de quoi ai-je le droit de lui parler ?
S : Tu ne dois lui parler que de choses que tu dirais à d'autres qu'elle.
I : Très bien. Si elle me demande une photo, puis-je la lui donner ?
S : Et si toi tu lui demandais une photo ?
I : oui ?
S : Et si toi tu lui demandais une photo ?
I : Qu'y a-t-il ?
S : Est-ce permis ?
I : Non.
S : Et ma réponse est non !
I : Votre réponse est non ?
S : Non et non.
I : Et pourquoi ?
S : Pourquoi ?! Pour les mêmes raisons qui t'amènent à dire qu'il ne t'est pas permis de lui demander une photo.
I : D'accord.
S : Tu as compris.
I : Oui.
S : Si tu as compris, applique-le.
I : Parfois shaykh, on peut être contraint à lui téléphoner, cela est-il permis ?
S : Je ne pense pas qu'il y ait de nécessité à cela.
I : Par exemple, je peux lui téléphoner pour lui dire que je viendrais lui rendre visite à telle heure.
S : pourquoi lui rends-tu visite ? Quelle est la différence entre elle et d'autres ?
I : Donc il ne m'est pas permis de lui rendre visite ?
S : Mon frère ! Dans ta parole, quelle est la différence entre elle et d'autres ? Pourquoi lui rends-tu visite ? Tu dois la voir en présence de son tuteur.
I : En présence de son tuteur ? Mais il sera là !
S : Tu dois la voir en présence de son tuteur, si vous êtes d'accord pour que tu viennes la voir et qu'elle te voit, (cela est permis). Mais que tu lui rendes visite, non !
I : Même après être venu demander sa main, il n'est pas permis de lui rendre visite ?
S : Après la demande en mariage ?
I : Oui.
S : Mon frère ! Elle est toujours une étrangère pour toi, jusqu'à ce que vous fassiez le contrat de mariage.
I : Merci, qu'Allah vous récompense par un bien shaykh.
S : Toi aussi.
I : Qu'Allah vous anoblisse.
S : Qu'Allah te protège... Salâmu 'alayka
I : As-Salâmu 'alaykum
S : Wa 'alaykum as-salâm wa rahmatullah.

Traduit par les salafis de l'Est
# Posté le mardi 13 février 2007 11:44
Modifié le mercredi 31 décembre 2008 12:44